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04/08/2013

Seule la mer

La frontière entre poème et roman semble claire et peu perméable. Mais l'esprit et la sensibilité d'Amos Oz décidèrent un jour de bousculer cet ordre défini en osant une union improbable : son fruit s'intitule Seule la mer, c'est une oeuvre hybride, indéfinissable, d'une beauté poétique permanente et surprenante. Preuve s'il en est que certains métissages littéraires sont encore à inventer. Pour exemple en voilà un "chapitre", L'envie me prend :

Le soir. La pluie tombe sur les collines nues du désert. La craie, le silex et l'odeur

de poussière mouillée après un été torride. L'envie me prend d'être

ce que j'aurais été si j'avais su ce que tout le monde sait. Etre avant

la connaissance.

Comme les collines. Comme une pierre à la surface de la lune. Posé

là, sans bouger, confiant

en la longévité des livres.

08:19 Publié dans Amos Oz | Lien permanent | Commentaires (0)

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