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10/10/2010

Chacun a son propre alcool

Nous sommes à Lisbonne entre 1914 et 1935, quelque part dans la Ville Basse, peut-être un 9 octobre... Fernando Pessoa s'est glissé dans l'ombre de Bernardo Soares, "l'homme debout près d'une fenêtre" pour reprendre la belle formule de Tabucchi, il se penche sur sa vie, il écrit une nouvelle note du Livre de l'intranquillité sans jamais savoir combien de vie il bouleversera avec ce livre...

Chacun de nous a son propre alcool. Je trouve assez d'alcool dans le fait d'exister. Ivre de me sentir, j'erre et marche bien droit. Si c'est l'heure, je reviens à mon bureau, comme tout le monde. Si ce n'est pas l'heure encore, je vais jusqu'au fleuve pour regarder le fleuve, comme tout le monde. Je suis pareil. Et derrière tout cela, il y a mon ciel, où je me constelle en cachette et où je possède mon infini.

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